Hypnothérapeute et psychopraticien systémique à Saverne
Sébastien Scheidt — Psychopraticien systémique, hypnothérapeute et coach
Mon parcours vers l'hypnothérapie et la thérapie systémique à Saverne n'a rien d'une ligne droite.
Il commence avec l'informatique, passe par Dublin et Seattle, traverse la psychologie, l'hypnose ericksonienne et l'École de Palo Alto, avant de me ramener en Alsace.
Avec, depuis le début, une même question : comment ça marche ?
Comment ça marche ? Une question qui ne m'a jamais quitté
Il paraît qu'il faut choisir sa voie. C'est sans doute un excellent conseil. Sauf que je ne l'ai jamais vraiment suivi.
Très jeune, une question toute simple m'accompagnait : comment ça marche ? Une étoile, une réaction chimique ou une machine. Et plus tard, une question bien plus coriace : comment ça marche, un être humain ?
J'ai commencé à programmer à treize ans, par curiosité plus que par stratégie. L'ordinateur avait ce côté rassurant : quand ça ne marche pas, il y a une raison. On cherche, on teste, on se trompe et, généralement, on finit par comprendre.
J'ai découvert beaucoup plus tard que les êtres humains avaient une conception nettement plus créative du bug.
Vers seize ans, la littérature m'a ouvert d'autres portes : la philosophie, la psychologie, mais aussi les cultures étrangères, et particulièrement le monde anglo-saxon, la culture celte et l'Irlande.
Deux univers cohabitaient donc déjà. D'un côté, les sciences, la technologie et l'informatique. De l'autre, la philosophie, la psychologie et les relations humaines.
Et puis j'ai découvert Spinoza. Le philosophe gagnait sa vie en polissant des lentilles optiques. Cette histoire m'a immédiatement plu : on pouvait apparemment s'occuper de choses très concrètes tout en continuant à réfléchir à l'être humain.
Je n'avais peut-être pas besoin de choisir.
De Dublin à Seattle : quand l'informatique rencontre l'humain
Puis je suis tombé amoureux.
D'une Irlandaise.
Parfois, la vie manque franchement de subtilité dans ses métaphores.
J'ai vécu six ans à Dublin. L'informatique m'a ensuite conduit à travailler chez Microsoft, notamment autour de projets liés à Windows 95, puis chez Visio Corporation.
Cette aventure professionnelle m'a finalement emmené à Seattle, où j'ai travaillé pendant deux ans comme développeur.
Et c'est précisément au milieu de ce monde technologique qu'un curieux déplacement s'est produit : les gens ont progressivement commencé à m'intéresser davantage que les ordinateurs.
Pourquoi certaines équipes sont-elles créatives quand d'autres s'enlisent ? Pourquoi certaines organisations favorisent-elles l'autonomie et la responsabilité, tandis que d'autres produisent frustration, conflits et perte de sens ?
Sans encore le savoir, je commençais à m'intéresser à un autre type de système : les systèmes humains.
Du Luxembourg à la psychothérapie : comprendre pour ne pas répéter
Pour des raisons personnelles, je suis revenu en Europe. J'ai travaillé plusieurs années au Luxembourg comme développeur puis chef de projet, notamment pour de grandes institutions telles que la Banque Générale du Luxembourg et l'OTAN.
Extérieurement, tout se tenait. Intérieurement, beaucoup moins.
Le travail avait progressivement perdu une partie de son sens. Et ma vie personnelle connaissait elle aussi quelques bouleversements : un enfant, puis un divorce.
C'est à cette période que j'ai entrepris une psychothérapie. Comprendre les relations humaines n'était soudain plus une curiosité intellectuelle. C'était devenu personnel.
Je voulais comprendre ce qui s'était passé et, surtout, éviter de reproduire les mêmes erreurs.
Comme beaucoup de personnes, j'avais longtemps associé psychologie et psychanalyse. Mes lectures — notamment celles de Christophe André — m'ont fait découvrir d'autres manières d'envisager la psychologie, les émotions et le changement.
Je me suis intéressé aux relations de couple, aux relations parents-enfants, à l'éducation, aux émotions et à la communication.
Puis j'ai reconstruit un couple et une famille recomposée, dans laquelle j'ai participé à l'éducation de deux enfants.
Autrement dit, après la théorie, j'avais désormais accès au laboratoire grandeur nature des relations humaines.
Et c'est là que j'ai découvert une différence assez fondamentale avec l'informatique : un ordinateur ne claque pas la porte quand il n'est pas d'accord avec vous. Les enfants, si.
Entre comprendre une relation dans un livre et la vivre au quotidien, il existe un monde entier fait d'émotions, d'attachements, de conflits et surtout d'ajustements.
Du coaching à l'hypnose ericksonienne
En 2008, la crise économique a bouleversé mon parcours professionnel. Mais elle m'a également offert une possibilité : me former à ce qui m'intéressait depuis des années.
Je me suis d'abord formé au coaching, puis à la PNL et enfin à l' Hypnose ericksonienne, jusqu'au niveau de Maître Praticien.
J'y retrouvais quelque chose qui m'avait toujours attiré : le pragmatisme.
Observer. Expérimenter. Ajuster. S'intéresser à ce qui fonctionne plutôt qu'à ce qui devrait fonctionner.
Étrangement, cela ressemblait beaucoup à la manière dont j'avais appris autrefois à programmer.
Mais il me manquait encore une pièce.
Cybernétique, conférences Macy et Palo Alto : le chaînon manquant
Ici, je vous propose une petite pause dans mon histoire.
Direction les États-Unis, quelques décennies plus tôt.
Imaginez dans une même pièce des mathématiciens, des ingénieurs, des anthropologues, des spécialistes du cerveau et de la communication.
Dit comme cela, le début ressemble presque à une mauvaise blague.
Pourtant, les échanges interdisciplinaires qui se développent notamment autour des conférences Macy, organisées principalement entre 1946 et 1953, vont participer à une véritable révolution intellectuelle.
On y croise des personnalités issues d'univers très différents : Norbert Wiener, figure fondatrice de la cybernétique ; John von Neumann, mathématicien dont les travaux marqueront profondément l'histoire de l'informatique ; Claude Shannon, pionnier de la théorie de l'information ; ou encore Gregory Bateson, anthropologue passionné par les relations, la communication et les systèmes.
Une idée fondamentale émerge : pour comprendre un phénomène complexe, il ne suffit pas toujours d'étudier séparément les éléments qui le composent.
Il faut aussi observer les relations entre ces éléments.
Information, communication, système, rétroaction ou feedback : une action produit une réponse, cette réponse modifie à son tour l'action suivante, et une boucle se forme.
Ces concepts vont profondément marquer les sciences, l'ingénierie et l'histoire de l'informatique.
Mais Gregory Bateson va aussi les emmener sur un autre terrain : celui de la communication et des relations humaines.
Gregory Bateson et l'École de Palo Alto
Dans les années 1950, en Californie, Gregory Bateson et son équipe s'intéressent à la logique de la communication.
Autour de ces recherches apparaissent notamment Don Jackson, Jay Haley et John Weakland.
Leur regard se déplace.
Au lieu de chercher uniquement ce qui se passe à l'intérieur d'un individu, ils observent aussi ce qui se passe entre les personnes.
Comment communiquons-nous ? Comment réagissons-nous à la réaction de l'autre ? Comment cette réaction influence-t-elle à son tour notre propre comportement ?
Et surtout : comment certaines tentatives destinées à résoudre un problème finissent-elles parfois par contribuer à son maintien ?
Ces recherches, notamment celles autour de la double contrainte, contribueront au terreau intellectuel de ce que l'on appellera plus tard l'École de Palo Alto.
Lorsque j'ai découvert cette manière de penser, quelque chose s'est immédiatement mis en place.
Pendant des années, j'avais cru vivre deux histoires : l'informatique d'un côté et la psychologie de l'autre.
En réalité, je suivais la même question par deux chemins différents.
Comment un système fonctionne-t-il ? Comment se bloque-t-il ? Et où introduire une différence susceptible de modifier toute la dynamique ?
Voilà pourquoi, à cet endroit précis de mon histoire, Spinoza avait raison.
Non pas parce qu'il aurait anticipé l'informatique, la cybernétique ou ma reconversion professionnelle — même pour Spinoza, cela aurait été beaucoup demander — mais parce que les deux univers que je croyais devoir choisir pouvaient finalement se rejoindre.
Douze années de supervision en thérapie systémique et stratégique
La découverte de Palo Alto n'est pas restée pour moi une simple fascination intellectuelle.
Je me suis formé à la Thérapie systémique et stratégique, et cette pratique s'est consolidée au cours de douze années de supervision auprès d'un thérapeute également formateur à l'Institut Gregory Bateson de Liège.
J'y ai appris à regarder moins vite ce que l'on suppose et davantage ce qui se passe réellement : les interactions, les répétitions, les tentatives de solution, les évitements et les boucles relationnelles.
Cette manière de travailler constitue aujourd'hui l'un des fondements de ma pratique de psychopraticien systémique à Saverne.
La TLMR : travailler avec le lien, le corps et les émotions
Plus récemment, je me suis formé à la TLMR — Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels.
Cette approche est venue naturellement prolonger mon parcours. Elle s'inscrit au croisement de plusieurs influences : l'approche systémique, l'hypnose ericksonienne et des approches psychocorporelles et neurosensorielles.
Elle permet notamment de travailler autour des traumatismes, des émotions et de l'expérience relationnelle, en accordant une place importante au corps et à ce qui est vécu dans l'instant.
Ce qui m'intéresse particulièrement dans cette approche, c'est qu'elle ne consiste pas à prétendre savoir ce qui se passe dans la tête d'une personne.
Le cerveau humain reste, à bien des égards, une boîte noire.
Je préfère donc travailler avec ce qui peut être observé et expérimenté : les sensations, les émotions, les interactions, le lien avec les autres et le lien avec soi-même.
Là encore, pas d'interprétation imposée. Il s'agit d'accompagner une expérience permettant de traverser autrement certaines difficultés émotionnelles et de retrouver de nouvelles possibilités d'action.
Hypnothérapeute à Saverne : un retour en Alsace
Il reste une dernière boucle à refermer. Géographique, cette fois.
J'ai quitté l'Alsace en 1993.
Il y eut six années à Dublin, Seattle, puis vingt-cinq années en Lorraine, dont treize ans à Metz comme thérapeute systémique et hypnothérapeute.
Aujourd'hui, je suis revenu en Alsace.
Et j'ai délibérément choisi d'installer mon cabinet d'hypnothérapie et de thérapie systémique à Saverne, au pied des Vosges du Nord.
Ces paysages m'inspirent depuis toujours. La proximité avec la forêt et la nature m'apaise, me ressource et participe à cet équilibre que j'ai longtemps cherché ailleurs.
Ici, je me sens profondément chez moi.
Finalement, je fais toujours le même métier
Il m'aura fallu quelques décennies, plusieurs pays, quelques détours professionnels, une histoire d'amour, un divorce, une famille recomposée et quelques changements de perspective pour comprendre une chose assez simple :
je fais toujours la même chose.
À treize ans, j'essayais de comprendre des lignes de code.
Aujourd'hui, comme hypnothérapeute et psychopraticien systémique à Saverne, je travaille avec des relations, des émotions, des histoires, des peurs, des contradictions, des attachements...
Et parfois de l'amour.
Et il n'y a toujours pas de bouton « redémarrer ».
Heureusement, sans doute.
Parce que l'enjeu n'est pas de recommencer sa vie. Il s'agit parfois simplement d'apprendre à la faire fonctionner autrement.
Et finalement, oui : Spinoza avait raison.
Je n'avais peut-être jamais eu besoin de choisir.
Besoin d'un accompagnement ?
Thérapie systémique et stratégique, hypnose ericksonienne et TLMR : je vous accompagne pour comprendre ce qui maintient aujourd'hui votre difficulté et expérimenter une manière différente d'y répondre.
Cabinet à Saverne, dans le Bas-Rhin, au pied des Vosges du Nord.
Prendre rendez-vousSébastien Scheidt
Psychopraticien systémique • Hypnothérapeute • Coach
Institut Gregory Bateson • Formation TLMR Institut Mimethys
Coaching Inside
Adresse
26 rue du Général Leclerc
67700 Saverne — Bas-Rhin
Zone de consultation : Saverne et 30 km autour — Wasselonne, Molsheim, Sarrebourg, Phalsbourg, Ingwiller, Bouxwiller...
L'accompagnement thérapeutique ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique. En fonction de la situation, une orientation pluridisciplinaire peut être indiquée.