Thérapie systémique à Saverne : observer les interactions plutôt que la personne seule
Qu'est-ce que la thérapie systémique et pourquoi elle change la façon de voir un problème
Quand une personne souffre, une première question surgit souvent : « Pourquoi suis-je comme ça ? » L'approche systémique pose plutôt : « Dans quelles situations ce problème apparaît-il ? Et qu'est-ce qui le maintient ? » Cette différence peut sembler mineure. Or elle change beaucoup de choses.
Une autre façon de regarder un problème
L'approche systémique porte attention à la personne, bien sûr. D'ailleurs, elle s'intéresse aussi à son environnement, ses relations, ses habitudes et les réactions qui se répètent autour du problème.
Chaque comportement possède une logique dans son contexte.
Prenez une personne anxieuse. Elle peut chercher à se rassurer. Son entourage, en réaction, multiplie alors les conseils et encouragements. La personne se calme quelques instants. Puis le doute revient.
Comment une bonne intention crée une boucle
L'entourage recommence ses efforts. Une boucle se met en place. Finalement, le problème peut se maintenir à travers les tentatives mises en place pour le résoudre.
Voilà l'un des points centraux de la thérapie brève systémique et stratégique.
Qu'est-ce qu'une thérapie brève ?
Une thérapie brève cherche avant tout un changement concret dans un temps limité.
Le terme « brève » décrit surtout une orientation thérapeutique. Il ne signifie pas qu'une seule séance suffit toujours.
La durée dépend plutôt de la situation, de la demande et de l'évolution observée.
Différents courants composent les approches brèves :
- l'hypnose ericksonienne
- les approches centrées sur les solutions
- certaines pratiques issues de la PNL
- la thérapie brève systémique et stratégique développée autour de l'École de Palo Alto
Milton Erickson a fortement influencé l'hypnose thérapeutique moderne et plusieurs courants de thérapie brève.
Dans cette famille d'approches, le thérapeute cherche surtout à comprendre comment le problème fonctionne aujourd'hui.
Bien sûr, le passé peut avoir son poids. Rapidement, la question devient : « Que se passe-t-il maintenant ? »
Pourquoi l'école de Palo Alto a changé la thérapie
Plusieurs chercheurs ont contribué aux travaux qui ont façonné le courant de Palo Alto : Gregory Bateson, Don D. Jackson, Jay Haley et John Weakland.
Ces recherches ont apporté une nouvelle lecture : une approche relationnelle et communicationnelle des difficultés humaines. Par la suite, le Mental Research Institute de Palo Alto a joué un rôle majeur dans le développement de la thérapie brève stratégique.
Gregory Bateson a participé aux recherches fondatrices du courant de Palo Alto.
Le principe qui en a émergé reste simple : une difficulté n'appartient rarement à une seule personne. Elle prend souvent forme dans les interactions.
Un exemple concret de boucle relationnelle
Considérez cette situation banale : une personne se sent mal. Elle parle beaucoup de ses difficultés. Son entourage veut l'aider et lui dit : « Il faut positiver. » Ou : « Pense à autre chose. » Ou encore : « Tu as pourtant tout pour être heureuse. »
L'intention reste bonne. L'effet peut différer.
La personne peut entendre : « Je devrais aller mieux. » Elle constate qu'elle ne va pas mieux. Alors elle culpabilise. Elle parle encore davantage du problème. Son entourage insiste encore. La boucle continue.
C'est précisément ce type de mécanisme que la pensée systémique cherche à repérer.
Que signifie communiquer ?
La communication ne se limite pas aux mots seuls.
Elle comprend aussi le ton, les gestes, les silences, les attitudes et le contexte global.
Les travaux de Palo Alto ont mis l'accent sur cette dimension relationnelle. De plus, ils ont développé une lecture circulaire des interactions.
La boucle de la communication
Une personne agit sur une autre. L'autre réagit. Cette réaction modifie le comportement de la première. Le cycle recommence ensuite.
On peut donc observer une situation comme une séquence. A agit sur B. B répond à A. La réponse de B influence A. A modifie alors son comportement. Et la boucle repart.
Cette manière de penser correspond à la notion de feedback ou de boucle de rétroaction.
Pourquoi les bonnes intentions peuvent entretenir un problème
C'est probablement l'un des aspects les plus pertinents de l'approche systémique.
Une tentative peut sembler logique. Elle peut même s'avérer utile dans beaucoup de situations. Néanmoins, elle devient inefficace quand elle se répète.
L'exemple de l'insomnie
Prenez une personne qui souhaite dormir. Elle regarde l'heure. Elle calcule les heures restantes. Elle essaie de se détendre. Elle vérifie si elle commence à somnoler. Elle se dit qu'il faut absolument dormir.
La pression monte. Le sommeil devient encore plus difficile. Elle augmente alors ses efforts. Elle contrôle davantage. La boucle s'intensifie.
Ainsi, le problème ne naît pas d'un manque d'effort. Il peut naître de la manière dont l'effort se déploie.
C'est exactement le type de situation que la thérapie systémique cherche à repérer et à modifier.
Voir la vidéo sur l'insomnie et les tentatives de solution
Qu'est-ce qu'un système ?
Un système est un ensemble d'éléments qui interagissent ensemble.
Prenez une chaudière, un thermostat et une pièce. Le thermostat mesure la température. Il déclenche ou arrête la chaudière en fonction. La chaudière modifie la température. Le thermostat reçoit cette nouvelle information. Le cycle recommence.
Il existe donc une boucle de rétroaction.
La pensée systémique applique ce principe aux relations humaines, avec bien plus de complexité. Une personne agit sur son environnement. L'environnement réagit. Cette réaction modifie la personne. Le processus continue.
Le concept de système permet d'observer les relations entre plusieurs éléments qui s'influencent mutuellement.
En conséquence, le thérapeute cherche à observer les interactions plutôt que d'isoler un seul élément.
Comment fonctionne une boucle relationnelle ?
Imaginez une personne qui souffre d'anxiété. Elle ressent une inquiétude. Elle demande à son partenaire de la rassurer. Le partenaire rassure.
L'inquiétude diminue quelques minutes. Puis elle revient. La personne demande une nouvelle confirmation. Le partenaire répond à nouveau. Le soulagement reparaît.
Quand l'aide crée le problème
Progressivement, la demande de réassurance peut devenir une habitude. Les deux personnes participent alors à une boucle. Personne ne cherche à créer le problème. Chacun cherche à le résoudre.
Cependant, la solution répétée peut contribuer à maintenir la difficulté.
C'est là que l'approche systémique devient utile. Elle cherche à repérer ce qui entretient le problème.
Qu'est-ce qu'une communication paradoxale ?
Une communication paradoxale contient des messages difficiles à concilier.
Prenons un ordre simple : « Sois spontané. » Le message semble clair. Or, pour être spontané, il faut agir librement. Dès qu'on obéit à l'ordre, la spontanéité devient problématique.
Voici un autre exemple : « Prends des initiatives. » Puis : « Ne fais rien sans me demander mon autorisation. »
La personne se retrouve avec deux règles incompatibles. Elle agit. On lui reproche d'avoir agi. Elle n'agit pas. On lui reproche son manque d'initiative.
Dans ce type de situation, chaque option produit une difficulté.
La double contrainte : quand chaque choix devient problématique
La notion de double contrainte décrit une situation où une personne reçoit des messages incompatibles dans une relation importante.
Un exemple classique met en scène un enfant qui reçoit deux cravates en cadeau. Il en choisit une. Sa mère répond : « Tu n'aimes donc pas l'autre. »
L'enfant se retrouve coincé. Il choisit une cravate. Il déçoit. Il choisit l'autre. Il risque de décevoir aussi.
Cet exemple illustre une idée importante : une relation peut devenir problématique quand les règles changent selon la réponse apportée.
La communication crée parfois ses propres pièges
Certaines phrases semblent ordinaires : « Je devrais avoir envie. » Ou : « Je devrais être heureux. » Ou encore : « Je devrais réussir à me détendre. »
Le problème surgit quand la personne transforme une expérience spontanée en obligation.
Le piège de la volonté
On peut décider de prendre une promenade. On peut décider de faire une pause. On peut décider de parler à quelqu'un. On décide beaucoup plus difficilement d'avoir envie.
Dès que la personne cherche à produire cette envie par la force, elle surveille son état intérieur. Plus elle regarde, plus elle peut constater qu'elle n'éprouve pas ce qu'elle voudrait ressentir.
Ainsi, une tentative logique alimente une boucle. C'est précisément là que la thérapie brève cherche une autre manière d'agir.
Pourquoi le thérapeute s'intéresse aux tentatives de solution
Une question revient régulièrement en séance : « Qu'avez-vous déjà essayé ? »
La réponse apporte beaucoup d'informations précieuses.
Une personne qui souffre d'insomnie peut essayer de se coucher plus tôt. Une personne anxieuse peut chercher constamment à se rassurer. Une personne qui craint la prise de parole peut éviter les situations sociales. Une personne qui souhaite contrôler son alimentation peut multiplier les interdits. Une personne qui veut préserver une relation peut expliquer encore et encore ce qu'elle ressent.
Toutes ces actions ont une logique. Elles répondent à une intention. Néanmoins, elles peuvent produire l'effet inverse de celui recherché.
L'objectif thérapeutique consiste alors à identifier cette boucle et à introduire un changement concret.
Le système ne signifie pas une responsabilité égale
Cette précision revêt de l'importance.
Une lecture systémique ne veut pas dire : « Tout le monde est responsable de tout. »
Elle cherche plutôt à comprendre les interactions en jeu.
Dans certaines situations, il existe des rapports de pouvoir inégaux, des comportements abusifs, de la violence ou de la manipulation. Comprendre une interaction ne signifie jamais excuser un comportement.
La personne qui subit une violence reste victime de cette violence. L'analyse systémique sert alors à comprendre les mécanismes et à rechercher des marges d'action réalistes.
Que peut apporter la thérapie systémique ?
La thérapie systémique peut aider à travailler sur diverses difficultés :
- l'anxiété
- certaines phobies
- les troubles relationnels
- les conflits familiaux
- les difficultés professionnelles
- certaines compulsions
- les problèmes de communication
- certaines difficultés liées au stress
- les comportements qui se répètent malgré les efforts pour les modifier
Chaque situation demande une analyse spécifique. Une même manifestation peut avoir des fonctions différentes selon la personne et son contexte. L'objectif reste donc de comprendre avant d'agir.
Quelle différence entre systémique et psychanalyse ?
Les deux approches ne posent pas exactement les mêmes questions.
Une approche psychanalytique peut accorder une place importante à l'histoire personnelle, à l'inconscient et aux conflits psychiques.
L'approche systémique, en revanche, s'intéresse davantage aux interactions, au contexte actuel et aux mécanismes qui maintiennent le problème.
Il s'agit de deux cadres différents. Aucune comparaison ne permet de déclarer qu'une méthode convient à tout le monde. Le choix dépend de la situation, de la demande et du professionnel consulté.
Quelle place pour l'hypnose ?
L'hypnose ericksonienne peut compléter une approche systémique.
Les deux méthodes se rejoignent sur un point : elles s'intéressent au changement.
L'hypnose travaille notamment avec l'attention, l'imagination, les perceptions et les ressources de la personne. Elle permet d'explorer une expérience autrement.
De son côté, la systémique apporte une lecture des interactions et des tentatives de solution. Dans certaines situations, les deux approches peuvent donc se compléter.
Le praticien choisit les outils en fonction de la problématique rencontrée.
Une approche à Saverne centrée sur les interactions
Le cabinet se situe à Saverne. L'accompagnement s'inscrit dans une approche de thérapie brève systémique et stratégique, avec l'utilisation de l'hypnose ericksonienne selon les situations.
La démarche consiste à observer ce qui se passe concrètement :
- Que se passe-t-il avant le problème ?
- Que faites-vous quand il apparaît ?
- Comment votre entourage réagit-il ?
- Que faites-vous ensuite ?
- Qu'est-ce qui améliore la situation quelques instants ?
- Qu'est-ce qui l'aggrave ensuite ?
Ces questions permettent de sortir des explications générales. On revient à ce qui se passe réellement.
Vous pouvez également consulter Hypnose à Saverne : arrêter de lutter contre vous-même.
Une pratique nourrie par plusieurs approches
Le parcours de Sébastien Scheidt s'appuie sur plusieurs modèles d'accompagnement.
Il est formé à l'hypnose ericksonienne, à la PNL, au modèle systémique et stratégique de Palo Alto et à la TLMR.
Il pratique le modèle de Palo Alto depuis plusieurs années. Cette diversité permet de choisir l'outil en fonction de la situation. Une technique ne répond pas automatiquement à tous les problèmes.
La question reste toujours : « Qu'est-ce qui peut être utile ici ? »
La TLMR, pour Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels, propose une lecture attentive du lien, de l'expérience vécue et des processus relationnels.
Son développement s'inscrit notamment dans une histoire clinique qui a associé l'hypnose, les thérapies brèves et l'utilisation de mouvements alternatifs. Le courant à l'origine de la TLMR (alors appelé HTSMA) a notamment intégré l'expérience clinique d'Éric Bardot avec l'EMDR et les mouvements alternatifs.
On peut donc parler d'une approche nourrie par certains apports des mouvements alternatifs utilisés en EMDR. La TLMR possède toutefois son propre cadre et sa propre logique thérapeutique. Elle ne se confond pas avec l'EMDR.
Pour approfondir ce sujet, consultez TLMR vs EMDR à Saverne : comprendre les différences.
Pourquoi consulter en thérapie brève à Saverne ?
Beaucoup de personnes consultent après avoir essayé beaucoup de choses.
Elles ont réfléchi. Elles ont parlé. Elles ont lu. Parfois, elles ont compris l'origine de leur problème.
Néanmoins, le problème continue. Comprendre explique une partie de la situation. Le changement demande parfois autre chose. Il peut passer par une modification concrète des réactions, des habitudes ou des interactions.
C'est sur ce terrain que la thérapie brève systémique et stratégique concentre son travail.
Questions fréquentes sur la psychothérapie systémique
Qu'est-ce que la thérapie systémique ?
La thérapie systémique étudie les interactions entre une personne et son environnement. Elle observe les relations, les comportements, les réactions et les boucles qui peuvent maintenir une difficulté.
Combien de séances faut-il en thérapie systémique ?
Il n'existe pas de nombre de séances valable pour tout le monde. La durée dépend de la problématique, de l'objectif et de l'évolution observée. Une thérapie dite « brève » cherche un changement dans un temps limité.
Quelle différence entre thérapie systémique et thérapie brève ?
La thérapie systémique désigne une manière de comprendre les problèmes à partir des interactions et des systèmes. La thérapie brève désigne une orientation qui cherche un changement concret dans un temps limité. Les deux approches peuvent se rejoindre dans le modèle de Palo Alto.
Peut-on associer hypnose et thérapie systémique ?
Oui, ces deux approches peuvent être utilisées dans un même accompagnement lorsque leur association présente un intérêt pour la personne. L'hypnose ericksonienne travaille notamment avec l'attention et l'expérience subjective. L'approche systémique s'intéresse aux interactions et aux tentatives de solution.
Comment choisir un thérapeute systémique à Saverne ?
Il est utile de vérifier sa formation, son expérience et le cadre dans lequel il pratique. Un professionnel sérieux présente clairement ses méthodes, leurs limites et les situations dans lesquelles une orientation vers un autre professionnel peut être nécessaire.
Un accompagnement en thérapie systémique et hypnose à Saverne
Vous cherchez une approche qui regarde les interactions plutôt que de les ignorer. Découvrez comment la thérapie systémique et l'hypnose peuvent transformer votre situation.
Prendre rendez-vousSébastien Scheidt
Psycho-praticien systémique • Hypnothérapeute
Diplômé de l'Institut Gregory Bateson (IGB)
Coaching Inside
26 rue du Général Leclerc, 67700 Saverne (Bas-Rhin)
06 50 77 91 19
Zone de consultation : Saverne et 30 km autour (Wasselonne, Molsheim, Sarrebourg, Phalsbourg, Ingwiller, Bouxwiller...)
L'accompagnement thérapeutique ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique. En fonction de la situation, une orientation ou une prise en charge pluridisciplinaire peut être indiquée.


